THE FURIOUS: Yes, it outclasses The Raid 1 and 2, it’s for real! (REVIEW)

THE FURIOUS: Yes, it outclasses The Raid 1 and 2, it’s for real! (REVIEW)

Pendant des mois, les rumeurs ont enflé : The Furious serait le film de combat ultime, une œuvre capable de reléguer la saga The Raid aux oubliettes. Si beaucoup voyaient là une simple opération marketing, la vision du long-métrage de Kenji Tanigaki — à deux reprises — confirme l’impensable. Oubliez le scepticisme : ce film est une claque monumentale, une révolution physique qui tient toutes ses promesses. Accrochez-vous, le genre vient de franchir un cap.

Le cinéma d’arts martiaux occupe une place à part dans le septième art. Son essence ne repose pas tant sur la complexité narrative que sur la grammaire du mouvement. De Buster Keaton et son corps-machine à Bruce Lee et sa dimension philosophique, en passant par l’ingéniosité spatiale de Jackie Chan et la brutalité viscérale de Tony Jaa, chaque pilier du genre a redéfini notre perception de l’action. Avec The Raid, Iko Uwais et son équipe ont poussé cette exigence à son paroxysme. The Furious s’inscrit dans cette lignée prestigieuse tout en se payant le luxe d’élever le débat. Sous ses dehors de série B nerveuse, le film est une méditation sur la mise en scène du conflit physique.

UN CARREFOUR DE CULTURES MARTIALES

La force de The Furious réside dans son ADN hybride. Produit à Hong Kong, tourné en Thaïlande et porté par un réalisateur japonais imprégné de culture cantonaise, le film est un véritable melting-pot. Le casting est un “who’s who” du combat moderne : Xie Miao, héritier de l’école chinoise, croise le fer avec Joe Taslim (l’atout indonésien), la légende Yayan Ruhian, et des talents comme Joey Iwanaga et Brian Le. Ce n’est pas une simple collection de stars, mais une orchestration de styles. Kenji Tanigaki, collaborateur historique de Donnie Yen, utilise ces différences morphologiques et techniques comme une langue vivante pour narrer le récit par le pur geste.

L’ART DU MOUVEMENT PURE

La caractérisation ne passe pas par de longs discours, mais par la manière dont chaque personnage habite l’espace. Le mutisme du protagoniste, Xie Miao, force le spectateur à lire sa colère et sa détermination à travers une gestuelle d’une précision chirurgicale. Si l’intrigue — un père cherchant sa fille disparue dans les réseaux de trafiquants — reste classique, elle sert de socle inébranlable à une débauche d’action. Avec 1h20 de combat sur 1h50 de film, la générosité est totale.

HÉRITIER ET INNOVATEUR

Si The Raid a imposé la lisibilité comme nouveau standard, The Furious perfectionne cette leçon. Même au cœur de mêlées confuses, la mise en scène maintient une clarté exemplaire. Le réalisateur joue avec la géographie des lieux — marchés, cages de MMA, usines — pour transformer chaque affrontement en une séquence tactique évolutive. La séquence de l’usine à glace, hommage subtil à Big Boss, illustre parfaitement cette capacité à réinventer l’espace en temps réel.

LE RETOUR AU CORPS RÉEL

Le véritable tour de force est l’intégration du judo de haut niveau de Joe Taslim dans un film de combat, une première rarement exploitée avec autant de finesse. À une époque où le numérique uniformise l’action, The Furious s’impose comme un manifeste pour le “réel”. Les impacts font mal, les corps s’épuisent, la sueur et la douleur sont tangibles. C’est un cinéma de la performance brute, sans filet, qui replace l’humain au centre du cadre.

NOTE : 10/10

The Furious n’est pas juste un film d’action de plus ; c’est un chef-d’œuvre. Kenji Tanigaki signe ici une œuvre magistrale qui prouve que, loin de s’essouffler, le cinéma d’arts martiaux possède encore des sommets à atteindre. Un impératif pour tout amateur de frissons authentiques.

 

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