Spellcasters Chronicles: We Tested Quantic Dream’s MOBA — A Pleasant Surprise? (Hands-on Preview)

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Spellcasters Chronicles: We Tested Quantic Dream’s MOBA — A Pleasant Surprise? (Hands-on Preview)

Le , Quantic Dream a soudainement dévoilé Spellcasters Chronicles, un MOBA en 3v3 qui tranche radicalement avec la production narrative et centrée sur les QTE qui a fait sa renommée. Après des titres comme The Nomad Soul, Fahrenheit, Heavy Rain, Beyond: Two Souls ou Detroit: Become Human, ce virage vers le jeu compétitif multijoueur a de quoi surprendre. J’ai passé plusieurs heures dans les locaux du studio il y a quelques semaines pour tester le jeu et répondre aux interrogations : Spellcasters Chronicles est-il né d’une commande de NetEase, propriétaire du studio depuis 2022 ? Voici ce que j’en ai retiré.


Spellcasters Chronicles - aperçu visuel

Commande externe ou initiative interne ?

Pour couper court aux rumeurs : Spellcasters Chronicles n’est pas un projet imposé par NetEase après son rachat de Quantic Dream en 2022. Le studio m’a confirmé que le développement a débuté en 2019, peu après la sortie de Detroit: Become Human. L’objectif affiché par David Cage et ses équipes était de surprendre — montrer qu’ils savent aussi concevoir un jeu compétitif et accessible, loin des codes narratifs qui leur sont habituellement associés. Le délai de développement s’explique par un lancement planifié et par des choix stratégiques de communication ; quant à Star Wars Eclipse, son développement était encore à ses débuts lors du reveal de 2021, d’où une période de silence plus longue pour éviter les fuites.


Spellcasters Chronicles - interface et visuel

Un mélange de genres

Spellcasters Chronicles combine des éléments de deckbuilding, de stratégie en temps réel et d’action à la troisième personne. Présenté comme un free-to-play compétitif, il adopte un rendu cel‑shading très cartoon destiné à séduire un public jeune. Le principe est simple : abattre les tours ennemies — ici appelées « lifestones » — avant la fin du temps imparti. Une partie dure au maximum 25 minutes ; la victoire revient soit à l’équipe ayant détruit toutes les lifestones adverses, soit à celle conservant le plus de tours au terme du chronomètre. Cette courte durée vise à proposer des sessions rapides et fractionnables, idéales pour jouer entre deux trajets ou pendant une pause.


Spellcasters Chronicles - gameplay en match

Les champions

Dans la démo, six spellcasters étaient jouables, chacun avec une identité visuelle et mécanique marquée :

  • Swamp Witch : orientée sur les invocations et le scaling à la fin de partie.
  • Astral Monk : spécialiste des sorts offensifs et des dégâts explosifs.
  • Iron Sorcerer : focalisé sur le contrôle des lanes et les stratégies basées sur les structures.
  • Fire Elementalist : joueur agressif, rotation rapide axée sur le feu.
  • Mystic Scribe : rôle de soutien, excellent pour la survie et l’assistance d’équipe.
  • Stone Shaman : expert du contrôle défensif et du maintien des positions.

Spellcasters Chronicles - personnages

Infusions, invocations et gestion des troupes

Chaque champion dispose de deux decks de compétences, ouvrant des styles de jeu variés. Les compétences permettent essentiellement d’invoquer des unités qui prennent la tête des assauts : le magicien seul est rarement suffisant pour s’attaquer aux lifestones. Le système d’« infusion » permet d’enrichir les troupes avec des éléments (feu, glace, électricité), ce qui modifie à la fois leurs attaques et leur résistance. L’économie du match repose sur la gestion du deck, le positionnement des unités et le contrôle de la carte.

Les invocations doivent être lancées depuis la zone autour de vos tours : protéger vos points de production est donc essentiel. Une astuce pratique observée en jeu : instruire vos unités à se déplacer dès leur apparition dans la direction souhaitée pour gagner un temps précieux. Parmi les unités, les Titans sont des entités lourdes capables de démolir une tour en un court laps de temps et sont les seules à pouvoir s’approcher directement des lifestones en toute efficacité. Les spellcasters, quant à eux, possèdent des attaques ultimes puissantes — potentiellement capables de supprimer une tour — mais leur accès dépend du rythme de la partie et du temps restant.


Spellcasters Chronicles - Titans et invocations

Accessibilité et direction artistique

Les champions peuvent voler librement avec une caméra à l’épaule, offrant davantage de verticalité et une lecture globale du champ de bataille. Le jeu prend en charge clavier/souris et manette, et la prise en main est fluide. Sur le plan visuel, l’esthétique cel‑shading colorée fonctionne très bien : les personnages ont tous une silhouette distinctive, les Titans imposent leur taille quand ils apparaissent, et les décors — parmi lesquels une carte à influence aztèque — mettent en valeur l’identité graphique. Des coffres ponctuent parfois les maps et incitent à l’exploration.


Spellcasters Chronicles - map et coffres

Impression générale et calendrier

Après plusieurs heures de jeu, Spellcasters Chronicles m’a laissé une impression positive : le mélange de RTS et de MOBA agrémenté de decks et d’unités est cohérent et divertissant, même pour un joueur qui n’est pas un expert du MOBA mais qui a pratiqué des jeux de stratégie. Quantic Dream a confirmé l’ouverture d’une bêta fermée du au , exclusivement sur Steam — quatre jours pour que les joueurs d’Europe et d’Amérique du Nord prennent en main cette ambition multijoueur. L’Early Access est planifié pour 2026.


Spellcasters Chronicles - aperçu final

En bref : Spellcasters Chronicles est une proposition audacieuse de Quantic Dream, qui sort des sentiers battus du studio tout en offrant une expérience compétitive structurée et pensée pour des sessions courtes. Si vous aimez les parties rapides, la stratégie en temps réel et une direction artistique vive, gardez un œil sur la bêta de décembre.

 

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