Marvel Tōkon Fighting Souls: Played Again, Well on Its Way to Being the Fighting Game of the Year?

Marvel Tōkon Fighting Souls: Played Again, Well on Its Way to Being the Fighting Game of the Year?

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Marvel Tōkon Fighting Souls: Played Again, Well on Its Way to Being the Fighting Game of the Year?

Le genre du versus fighting connaît une renaissance spectaculaire. Portée par les triomphes de Street Fighter 6, Tekken 8, Mortal Kombat 1 et le retour flamboyant de la licence Fatal Fury, la scène compétitive bouillonne. C’est dans ce contexte effervescent que Marvel s’apprête à effectuer son grand retour, mais en empruntant une voie totalement inédite. Oubliez les traditionnels épisodes de la saga Marvel vs. Capcom : cette fois, ce sont les magiciens d’Arc System Works — les virtuoses derrière Guilty Gear et Dragon Ball FighterZ — qui prennent les manettes. Après un essai prolongé, Marvel Tōkon Fighting Souls s’annonce aussi jubilatoire qu’exigeant.


Marvel Tōkon Fighting Souls

ACCESSIBLE MAIS PROFOND : LA QUINTESSENCE DU VERSUS

Notre première rencontre avec le titre s’était déroulée en octobre 2025, lors de l’EVO France à Nice, avec un contenu encore timide. Cette fois-ci, c’est la substantifique moelle de la démo présentée à l’EVO Las Vegas et à l’Anime Expo de Los Angeles qui s’est offerte à nous. Si le casting complet n’était évidemment pas de la partie, le nombre de combattants s’avérait amplement suffisant pour jauger le potentiel de la bête. Bien qu’il soit prématuré de statuer définitivement sur l’équilibrage, le jeu dégage une aura de futur incontournable du genre. La plus grande surprise réside d’ailleurs dans sa surprenante accessibilité, un pari audacieux pour un studio historiquement réputé pour sa caste de puristes.


Marvel Tōkon Fighting Souls

Habitués aux mécaniques complexes des productions Arc System Works, les novices pouvaient légitimement redouter une courbe d’apprentissage brutale. Pourtant, le studio a opéré un dosage subtil. Le titre embrasse la philosophie du « Easy to Play, Hard to Master » : immédiat à prendre en main, il révèle des strates de combos insoupçonnées à mesure que l’on s’investit.

Un système de commandes simplifiées a ainsi été intégré, permettant de déclencher des attaques spéciales et des furies d’une simple pression sur une gâchette. Une aubaine pour les néophytes qui souhaitent profiter du spectacle visuel, tandis que les vétérans retrouveront avec bonheur les inputs traditionnels pour un contrôle total. Sous cette apparente simplicité se cache une profondeur tactique redoutable : gestion des jauges, coups EX, système d’assists, projections et alternance des combattants garantissent une véritable envergure e-sport.


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QUAND L’OUEST RENCONTRE L’EST

Dès les premières secondes, une évidence s’impose : point de copier-coller du Marvel Cinematic Universe (MCU). Les équipes japonaises se sont réapproprié les icônes de la Maison des Idées à travers le prisme vibrant des anime et des mangas. Le résultat est visuellement étourdissant. Iron Man arbore une armure aux lignes anguleuses héritées des mechas de type Gundam, Wolverine évolue avec la fougue d’un héros de shōnen nekketsu, et Spider-Man bénéficie d’une fluidité d’animation vertigineuse qui magnifie son agilité légendaire.

Cette influence nippone transpire à tous les niveaux. Les effets pyrotechniques inondent l’écran, les cinématiques des attaques ultérieures rappellent la mise en scène de Dragon Ball FighterZ, et de véritables cases de comics surgissent dynamiquement lors des impacts majeurs. Malgré cette forte direction artistique, le respect de l’œuvre originale demeure intact à travers les interactions, le lore et les clins d’œil disséminés partout.


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Au-delà de son esthétique, le jeu bouscule les codes du combat en équipe. Pensé pour des affrontements en 4v4, il se démarque radicalement d’un Marvel vs. Capcom. Ici, la barre de vie est mutualisée entre tous les membres de l’équipe : impossible d’isoler un personnage blessé pour le faire régénérer en coulisses. Vos quatre héros forment un front uni et indissociable.

Mieux encore, seuls deux combattants entrent en piste au coup d’envoi. Les renforts s’invitent dans l’arène au gré du combat, notamment lors des projections ou des situations critiques. Cette mécanique insuffle un rythme organique aux joutes, obligeant à réajuster constamment sa stratégie tactique.


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Manette en main, l’alchimie opère instantanément. Le système « Assemble » permet d’invoquer un partenaire à la volée pour prolonger un combo, stopper net l’offensive adverse ou créer une brèche dans la garde ennemie. Les possibilités stratégiques s’annoncent abyssales.


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BERSERKER BARRAGE ET ATTENTION AUX DÉTAILS

Cette démo mettait en scène 14 personnages jouables, incluant Spider-Man, Wolverine, Storm, Magneto, Ghost Rider, Docteur Doom, Magik ou encore Peni Parker. Chaque protagoniste affiche clairement son niveau de maîtrise sur l’écran de sélection, une initiative fort appréciable.

Certains profils crèvent déjà l’écran. Wolverine brille par sa mobilité chirurgicale et sa pression intenable dans les coins, tandis que Docteur Doom s’adresse aux joueurs minutieux cherchant à infliger des dégâts colossaux. Magik, quant à elle, s’impose comme la coqueluche des débutants grâce à ses enchaînements dévastateurs mais intuitifs. Mention spéciale également à Ms. Marvel et ses contrôles de zone redoutables.


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Les fans de comics savoureront les moindres recoins du titre : compositions d’équipes thématiques (les Unbreakable X-Men pour Storm, Wolverine, Magik et Danger) et répliques pré-combats exclusives, à l’image des passes d’armes piquantes entre Magneto et le mutant griffu. Les arènes — de New York au Manoir des X-Men en passant par Wakanda — regorgent d’éléments destructibles permettant de basculer d’une zone à l’autre à la manière d’un Dead or Alive, renforçant l’immersion cinématographique.


Marvel Tōkon Fighting Souls

L’ESPRIT TŌKON

S’il subsiste un point perfectible, c’est bien la lisibilité de l’action. Avec potentiellement 8 personnages simultanément à l’écran, combinant assists, projectiles et explosions visuelles, le chaos visuel frôle parfois l’excès, au point de perdre brièvement son avatar de vue. Un écueil qui devrait s’estomper avec l’habitude.

En dépit de cette légère réserve, le soufflet retombe sur une note extrêmement enthousiasmante. Arc System Works s’affranchit des sentiers battus pour imposer une vision singulière et rafraîchissante, fusionnant l’ADN Marvel et l’expertise japonaise du genre.


Marvel Tōkon Fighting Souls

Si la qualité du netcode et la robustesse du contenu solo restent à valider, Marvel Tōkon Fighting Souls s’affirme déjà comme l’une des promesses majeures de l’année. Les joueurs impatients pourront se faire leur propre opinion lors d’une bêta ouverte programmée du 24 au 26 juillet (avec 15 personnages au compteur), avant l’échéance fatidique fixée au 6 août 2026 sur PlayStation 5 et PC. Si la version finale confirme ces superbes dispositions, l’écurie Marvel tient enfin son chef-d’œuvre du versus fighting.


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